
Invité mardi 11/06/2019 sur Al Mouritaniya, le président de la commission électorale nationale indépendante (Céni), M. Mohamed Vall Ould Bellal, a rassuré, en répondant à la question du choix de l’imprimerie Mazaya, précisant que cette affaire a créé une polémique sans raison.
Les bulletins de vote ont toujours été imprimés à l’extérieur, dira Ould Bellal, mais cela n’a jamais rassuré les candidats de l’opposition. Pourquoi, se demande le président de la CENI ? qui répond : « ce n’est pas le lieu d’impression des bulletins qui fâche mais l’absence de cette confiance qu’on refuse d’accorder à la Ceni elle-même.
Cette fois, dira le président de la Ceni, nous avons considéré comme une affaire de souveraineté, l’impression des bulletins de vote sur le territoire nationale et c’est un choix que nous partageons avec beaucoup d’autres pays.
Concernant le marché, le président de la Ceni a affirmé qu’il a été soumis aux lois et règlements en vigueur. Il indiquera que sept (7) société, dont l’entreprise mauritanienne, ont soumissionné pour ce marché. Mazaya répondait parfaitement aux critères requis. Elle a même accepté qu’une commission choisie par nous visite ses installations et nous prépare un dossier de sur les équipements et les capacités de la société, a ajouté le président de la Ceni.
Il a encore précisé que les inquiétudes des autres protagonistes n'étaient pas infondées et que l’imprimerie en question est à l’arrêt durant toute la période précédent la campagne électorale et jusqu’à tirage de la commande des bulletins de vote pour la Céni. « Des unités de la sécurité surveillent nuit et jour cette imprimerie dans laquelle personne ne peut entrer sans l’aval de membres de la Ceni présents sur les lieux, a encore révélé Ould Bellal.
A propos de prétendus bulletins de vote retrouvés auprès d’un autre soutien du régime, le président de la Céni a indiqué qu’il s’agissait, peut-être, de spécimens que les candidats utilisent pour mieux expliquer à leurs électeurs comment procéder le jour du vote. Ces spécimens ont été confectionnés par l’imprimerie, présentés aux candidats qui les ont approuvés, comme le prouvent leurs signatures, précise le président de la Ceni.
Concernant la question des observateurs, le président de la Ceni a indiqué que ces élections jouissent d’une observation beaucoup plus importante que par le passé, indiquant que des missions du centre Carter, de l’Union européenne et de l’Union africaine ont pris contact avec la Commission et que, sur le plan intérieur, il y a des organisations de la société civile (droits de l’homme, presse, etc) sont concernées.
Pour la transparence scrutin proprement dit, la CENI a proposé une série de mesures de nature à rassurer les différents protagonistes, même si la loi ne l’oblige pas à faire de telles propositions. Parmi ces mesures :
- Les deux assesseurs et les représentants des listes s’assurent de l’authenticité du bulletin quand il est remis au président du bureau ;
- Dans chaque bureau de vote se trouve un cachet propre dont sera frappé le bulletin avant sa remise à l’électeur ;
- Il y aura un autocollant renfermant un numéro secret qui sera mis sur la carte avant sa remise à l’électeur ;
- Le président signe chaque carte avant sa remise à son propriétaire.
- Après le décompte, il y aura un procès-verbal avec six cases où il sera demandé aux représentants d’apposer leurs signatures avant de recevoir, eux-mêmes, des copies certifiées conformes de ces PV.
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